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Filière laitière: la France conserve la tête du classement 

Cette année encore, la filière laitière française se classe comme la plus compétitive devant la Nouvelle-Zélande et l’Irlande et ce malgré une conjoncture difficile en 2016 et 2017.

Avec 10% des exportations mondiales de produits laitiers, la filière française se démarque de ses concurrents (l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande) par la diversité de ses marchés à l’export et sa présence sur les grandes zones porteuses. La forte implantation des 3 leaders laitiers français (Lactalis, Danone, Sodiaal) à travers le monde est un réel atout pour conquérir de nouveaux marchés. La France obtient également de très bons résultats en ce qui concerne la durabilité des ressources, la maîtrise technique (une offre polyvalente et régulière) et l’organisation des filières.

 

Des points faibles qui impactent la compétitivité de la filière laitière française
Les axes de compétitivité « potentiel de production » et « macroéconomie » mesurés dans la note finale de la veille concurrentielle* sont les seuls pour lesquels la France n’arrive pas dans le trio de tête. En un an, la France est reléguée de la 2ème à la 6ème place en ce qui concerne le potentiel de production. Un déclassement qui s’explique en partie par une diminution de la production laitière française (- 2% entre 2014 et 2016) face à l’Irlande ou aux Pays-Bas. Ces pays, en prévision d’une hausse de la demande mondiale, continuent d’augmenter leur production.
Le potentiel de production d’un pays est aussi analysé via « la marge sur coût alimentaire » (prix du lait payé au producteur moins le coût alimentaire) lequel incite les producteurs à plus ou moins produire. Sur cet indicateur, la note de la filière laitière française se dégrade fortement. Contrairement au Brésil ou aux Etats-Unis, la France ne peut pas compter sur un prix du lait stable grâce à un marché intérieur fort. La chute des cours mondiaux a donc eu un fort impact sur la marge des producteurs français. 

 

 

Analyse réalisée par le Service Etudes, prospective économique et territoriale.



* La veille concurrentielle de 2018 (réalisée par France Agrimer à partir des données de 2016) se base sur 42 indicateurs répartis sur 7 axes : 
- macroéconomie (démographie, coût du travail…)
- maitrise des facteurs naturels et durabilité des ressources
- potentiel de production
- organisation des filières
- maîtrise technique
- portefeuille des marchés
- capacité à conquérir les marchés. 
Le classement final est élaboré en pondérant et combinant ces différents indicateurs.