Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Toutes les actualités > Programme Bocage: Maintenir l'élevage

Programme Bocage: Maintenir l'élevage

Accéder aux flux rss de notre siteImprimer la page

Expérimenter des solutions permettant de trouver un certain équilibre entre maintien, développement et viabilité de l’élevage en préservant le paysage et ses fonctionnalités.

Lancé en 2019 par la Chambre d’agriculture le Parc des Caps et Marais d'Opale et l’Agence de l’Eau, le programme bocage place l’accompagnement des agriculteurs du Boulonnais au coeur du dispositif. Les éleveurs engagés dans le programme bénéficient d’une étude économique, d’un suivi agronomique des prairies, notamment via la démarche Pâtur’Ajuste, ou encore d’un suivi cultures fourragères, sous format individuel ou collectif. Le dispositif des MAEC, déjà présent sur le territoire, complétera ce solide accompagnement.
Une action spécifique autour des circuits-courts et la valorisation des produits du Bocage est également mise en place. Une enquête est en cours afin d’apporter une visibilité aux productions locales via la marque « Valeur Parc Naturel Régional » et de suivre les projets en circuits-courts. « L’ambition est de recréer ce lien « agriculteur/habitant » qui avait tendance à se perdre ces dernières années. La promotion du savoir-faire à l’échelle locale et la mise en place de projet participatif sont deux axes de travail importants » explique Anaïs MONTEL, chargée de mission à la Chambre. La valorisation des produits et la réduction des coûts de production sont les deux principales thématiques à aborder pour que l’élevage s’en sorte mieux sur le territoire du Boulonnais.
 

Zoom sur  la méthode Pâtur’Ajuste 
 

Olivier PRUVOST conseiller en élevage à la Chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais
« Favoriser le dialogue pour évoluer dans ses pratiques »


Quel est l’intérêt du suivi des prairies sur le terrain en groupe ?
« Avec le suivi des prairies sur le terrain, nous sommes au cœur de la rentabilité de l’élevage et des prairies : diagnostic de la flore, estimation du rendement, évaluation de la valeur fourragère, calcul du chargement, sécurisation des stocks fourragers, Tous nos outils techniques sont à disposition des éleveurs et entrent dans la discussion pour répondre au mieux aux attentes de chacun. La visite des prairies ainsi que le tour d’élevage permettent de mieux comprendre concrètement le fonctionnement du système et de s’adapter aux situations imprévues, notamment les aléas climatiques. Grâce aux échanges, dans la majorité des cas, c’est l’éleveur qui trouve lui-même la réponse à ses questions…des solutions parfaitement adaptées à son exploitation ».

 

Philippe COMPIEGNE, agriculteur à Wirwignes
"Avec Pâtur’Ajuste, on observe finement l’herbe"

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette démarche?  
« J’avais un voisin qui faisait du pâturage tournant dynamique, j’ai trouvé ça intéressant. Avec ce système, mes vaches changeaient tous les jours de parcs et j’ai vu qu’elles pâturaient plus facilement. J’ai découvert la démarche Pâtur’Ajuste en allant aux journées collectives chez plusieurs éleveurs. Le fait d’échanger entre nous, m’a permis d’apprendre avec eux, même si chacun a ses propres objectifs. Avant je n’avais pas toujours le réflexe d’observer les végétations. C’est ça que j’aime avec Pâtur’Ajuste, on observe finement l’herbe. Si on voit que dans certains parcs il y en a encore beaucoup, on laisse les vaches une journée de plus  et vice-versa » 

Quelles sont vos attentes ?
« J’aimerais être plus autonome, acheter le moins possible, et produire le lait qui coûte le moins cher. Je souhaite aussi augmenter la productivité de mes prairies pour allonger ma période de pâturage, et faire des stocks pour l’hiver sans fertiliser pour autant. Cette année, c’est particulier avec la sécheresse, j’espère pouvoir tenir jusqu’au mois de septembre au pâturage et ne pas devoir donner d’ensilage. On a de plus en plus d’années sèches. L’été arrive de plus en plus tôt. Avec des années comme ça, nous sommes obligés de trouver des solutions, d’adapter nos pratiques si on veut réussir à nourrir à l’herbe. »

Abonnez vous !