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Reliquats azotés : 74 uN de moyenne sur 90 cm

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Des situations parfois hautes ou contrastées mais une moyenne qui se situe dans la « normale haute ».

Les premiers échos faisaient état de valeurs parfois très hautes de reliquats. Au final, la moyenne réalisée début mars sur 1900 analyses s’établit à 39, 50 et 74 unités d’azote (uN) sur respectivement 45, 60 et 90 cm.
Une première synthèse a été réalisée par petites régions agricoles: elle a mis en évidence un écart moyen d’une trentaine d’unités, avec des valeurs allant de 60 uN sur le Montreuillois, le Boulonnais, les Bas-Champs ou le Haut-Pays, à environ 90 uN dans les Flandres et le Béthunois.

L’analyse de la pluviométrie hivernale a quant à elle montré un déficit pluviométrique sur les Flandres Intérieures et un léger excédent sur un triangle Saint-Pol – Boulogne – Montreuil. La recharge des nappes a été partout inférieure à la normale en raison de sols restés longtemps secs en profondeur (d’où un lessivage modéré de nitrates). Afin d’avoir des jeux de données plus conséquents, les résultats ont été regroupés sur trois secteurs géographiques composés de petites régions similaires en termes de pluviométrie comme de niveaux moyens de reliquats.

Un premier secteur à valeurs plus élevées sur les Flandres, la plaine de la Lys, le Béthunois et la Région de Lille ; un second plus faible du Ternois vers la bande côtière reliant Berck à Calais ; un troisième intermédiaire allant de la Pévèle et de l’Artois vers la Thiérache.

 


Toutes régions confondues, le précédent se révèle à l’origine d’un différentiel de 45 uN très classique, entre la chicorée et l’endive en bas de classement, et le haricot, la pomme de terre voire la féverole en haut du tableau. Les autres précédents sont resserrés, s’étageant de 64 uN après betterave à 75 uN après maïs ensilage. Les apports organiques induisent peu de variations des niveaux moyens de reliquats, à l’exception des produits de type lisier et fumier de volaille derrière lesquels les moyennes augmentent de 20 à 40 uN. Ces produits sont généralement à l’origine des valeurs les plus élevées ou les plus variables, justifiant des mesures à la parcelle afin d’ajuster les fertilisations minérales et de valoriser les épandages. Après céréale, le devenir des pailles ou l’introduction d’une CIPAN affectent peu les reliquats : ce sont surtout les situations conjuguant apports organiques et CIPAN qui se démarquent avec une hausse de 10 à 15 uN.


Les reliquats moyens ont été affinés au précédent cultural pour chacun des 3 secteurs, avec une différenciation assez poussée des pratiques culturales après céréale (pailles enlevées ou enfouies,  présence ou non de CIPAN, apports éventuels de produits organiques).

A défaut de disposer de vos propres valeurs, vous pouvez utiliser ces moyennes indicatives pour vos calculs de fumure azotée : repérez la colonne de votre petite région agricole, puis la ligne de votre précédent, et enfin la profondeur sur laquelle s’enracinera la culture à fertiliser (choisir la colonne 45, 60 ou 90 cm). 

 

A SAVOIR

  • La petite région est à l’origine d’un différentiel d’une trentaine d’unités, entre l’ouest du Pas-de-Calais et l’ensemble Flandres – Béthunois.
  • Les moyennes s’étagent entre 45 et 90 uN selon la richesse du précédent, de la chicorée et de l’endive au haricot et à la pomme de terre.
  • Les lisiers et fumiers de volaille sont à l’origine de niveaux globalement très élevés de reliquats. Des situations à suivre de près, idéalement avec mesure des reliquats à la parcelle.

     

CONTACT

Pierre MORTREUX, service Environnement