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PCAE: Des points spécifiques pour les éleveurs du PMAZH

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Les éleveurs peuvent désormais prétendre à 40 points au PCAE. Le dépôt des dossiers étant reporté au 01 juin, c’est le moment de vérifier si vous êtes concerné(e)!

Les résultats de notre enquête sur les équipements de prairies auprès des éleveurs du Programme de Maintien de l'Agriculture en Zones Humides (PMAZH) montre que certains investissements en faveur du pâturage, de l’environnement, de meilleures conditions de travail ou du renforcement de l’activité d’élevage ne sont pas réalisés ou repoussés. La raison? la difficulté de remplir toutes les conditions pour déposer un dossier PCAE et obtenir une subvention.
Grâce aux remontées de terrain transmises à l’Agence de l’Eau Artois-Picardie, des points spécifiques pour les éleveurs du PMAZH ont été inscrits au sein de la grille de sélection. Pour rappel,  le Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles (PCAE) permet de moderniser l’appareil de production, d’innover, de combiner performance économique, environnementale, sanitaire et sociale, et de favoriser l’installation de nouveaux agriculteurs. 

Lancé en 2013 et financé par l’Agence de l’Eau Artois Picardie, le Programme de Maintien de l’Agriculture en Zones Humides (PMAZH) offre un accompagnement complet aux éleveurs et maraîchers concernés. Objectifs : optimiser les systèmes de production en tenant compte de la spécificité des milieux humides et préserver la richesse de ces milieux naturels. 

 


Vers un paiement pour services environnementaux ?
Au lancement du PMAZH, certains agriculteurs ont espéré une indemnité compensatoire pour handicap naturel (ICHN). Cela n’a pu aboutir et a semblé de moins en moins pertinent au fil du projet. En effet, une étude statistique (2013-2018) a comparé les résultats technico économiques des éleveurs participant au PMAZH avec d’autres qui ne sont pas en milieux humides. Cette étude révèle un différentiel entre ces deux groupes, en faveur de celui hors zones humides. Toutefois, aucune corrélation directe n’a pu être établie entre les résultats économiques et la proportion de prairies humides. Il est également ressorti qu’être en zones humides n’était pas une fatalité. Plusieurs exploitations avec des surfaces importantes en milieux humides présentent de très bons résultats.
Suite à ces constats et aux échanges avec les agriculteurs, les acteurs du programme se sont penchés sur l’intérêt d’un paiement pour services environnementaux. Dans ce cas, les agriculteurs sont rémunérés pour les services rendus en faveur de l’environnement. Ce dispositif est progressif, il permet de reconnaître et de rémunérer des pratiques déjà existantes mais incite également au changement de pratiques. Il a aussi l’avantage d’être spécifique à chaque territoire. Le Ministère de la transition écologique et solidaire a lancé un appel à projets pour étudier la faisabilité de cette proposition sur différents territoires, dont en Nord-Pas de Calais, la Basse Vallée de la Slack, Scarpe-Escaut et l'Avesnois.


Contact : Anne-Laure DEMARTHE au 03.21.60.57.70