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Sécheresse: l'arrêté a été modifié

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Le nouvel arrêté prévoit des mesures spécifiques pour l'agriculture dans le Nord.

Compte tenu de la situation hydrologique, un arrêté modificatif réglementant les usages de l’eau a été pris en vue de préserver la ressource en eau dans le département du Nord.

 



En situation d’alerte

  • L’irrigation est interdite les samedis et dimanches de 10 heures à 18 heures.

Les autres jours de la semaine l’irrigation est autorisée sauf en situation de canicule « niveau orange ». En situation de canicule l’irrigation est interdite entre 10 heures et 18 heures.

  • Interdiction de tout prélèvement dans le milieu naturel portant atteinte à la préservation  des milieux, du fait d’un assec de la voie d’eau.
     
  • Pour les prélèvements ayant une incidence rapide sur le débit des cours d’eau,des « tours d’eau » doivent être organisés.Ces mesures ne concernent ni les systèmes d’irrigation au goutte à goutte ou la brumisation des cultures sensibles (type salade), ni  les prélèvements effectués pour l’abreuvement des animaux. Ces adaptations pour l’agriculture font suite aux échanges entre les services de la DDTM et la profession agricole (Chambre d’agriculture, FDSEA, Association d’irrigation).
     

Tout le département du Pas-de-Calais reste lui en vigilance.
 


Une irrigation de qualité passe par la prise compte de plusieurs critères 

  • La pression. La qualité de l’irrigation sur une parcelle est avant tout conditionnée par la pression au canon. Chaque canon a son abaque avec, pour chaque diamètre de buse, une indication du débit horaire pour une pression donnée. Le débit détermine la dose apportée lors de chaque passage. L’installation d’irrigation doit être capable d’assurer un couple débit-pression cohérent au canon. Si pour un débit souhaité, la pression est trop faible, mieux vaut choisir une buse plus petite pour diminuer le débit et conserver une pression suffisante. A titre d’exemple, pour un débit de 50 m³/heure, la pression minimale requise au canon doit être de 5 bars et tendre vers 6 bars.
  • Ecartement entre deux passages d’enrouleur: Attention au vent ! Le vent constitue la première cause de mauvaise répartition d’eau d’irrigation au sol. L’aspersion par canon à partir d’un enrouleur est le système le plus répandu, car il est mobile et d’investissement modéré à l’hectare, mais c’est aussi le plus sensible au vent.
    La largeur de bande conseillée entre 2 passages d’enrouleur est fonction de la portée du jet du canon, mais aussi de l’importance du vent. La portée du canon se lit sur l’abaque du canon ou bien se contrôle sur le terrain.
    Avec un vent à moins de 10 km/h (légère brise : les feuilles frémissent), l’écartement sera de 1,6 fois la portée du canon.
    Si le vent souffle à plus de 20 km/h la répartition de la dose d’eau devient médiocre. 

     
  • La conduite de l’irrigation doit être raissonnée par le biais du:

    - Bilan hydrique:  L’objectif est de connaître et de suivre l’évolution de la réserve en eau facilement  utilisable par la culture. Il s’agit, au fil du temps, de vérifier que cette réserve réponde au besoin en eau de la culture qui est variable en fonction de son stade.

    - Bilan hydrique simplifié est basé sur l’équation suivante : Réserve d’eau finale = réserve en eau du sol + pluies (mm) + irrigation (mm) - consommation de la culture (Kc x ETP) (voir bulletin d’avertissement irrigation). Un bilan hebdomadaire constitue un bon intervalle de temps pour suivre les besoins d’une culture. 

    - Mesure tensiométrique: Les tensiomètres ont l’avantage de donner une lecture directe du niveau de disponibilité de l’eau dans le sol, mais nécessitent un investissement en matériel et un suivi régulier.

    - Meilleur pilotage de l’irrigation…La présence de régulation électronique sur les enrouleurs, la prise en compte des bulletins d’avertissement irrigation, le suivi de l’eau disponible dans le sol (mesure tensiométrique), les bilans hydriques sont autant d’outils qui permettent à l’irrigant une gestion rationnelle de ses irrigations.


Malgré toute la difficulté que cela représente en cas de vent même faible, il est indispensable d’éviter de mouiller les voies de circulation. L’eau est un facteur de production important qu’il convient de valoriser au mieux.